JOSE GOMEZ ORTEGA "JOSELITO" 1895-1920.

Photo provenant du site : www clubtaurinoelrabo.com

aaaaaJose GOMEZ ORTEGA est l'un des plus brillants membres, d'une dynastie réputée de toréros gitans : LOS GALLITOS! Il est le fils du matador, FERNANDO GOMEZ dit GALLO (le coq) et de GABRIELLA ORTEGA. Son frère ainée RAFAEL torée sous le pseudonyme de RAFAEL EL GALLO, il est surnommé le "DIVIN CHAUVE", à cause de sa calvitie. RAFAEL EL GALLO sera trés représentatif  de cette catégorie de toréros gitans, fantasques, représentée de nos jours par JAVIER CONDE ou RAFAEL DE PAULA.  Le deuxième fils de FERNANDO qui est le fils ainée, se nommant lui aussi FERNANDO, veut  devenir matador, mais sans succés, il deviendra ensuite banderillero au service de ses frères, mais devra s'arréter à cause de son obésité! Le petit José  né le 8 mai 1895 à GELVES-HUERTA DE EL AGARROBO (SEVILLE), petit village où est installée la famille,veut également devenir matador. Trés jeune, il participe à des tenderos aux cotés de ses frères où il surprend par son aisance et son savoir technique ! On raconte qu'un jour de tienta chez un ganadero, alors qu'il était novillero, le nino doit affronter une vache sur laquelle quelques autres novilleros dont son frère se sont essayés, et se sont fait secouer par cette adversaire apparement trés incommode! Le petit se serait approché de la bète aurait tenté quelques passes de chatiment en bougant beaucoup. Au bout de quelques instants, il se serait tourné vers l'éleveur en disant:" cette vache est intoréable, car elle a déja été toréé!" Le ganadero surpris par la pertinence de la remarque lui aurait ensuite permis de toréer d'autres vaches!

José débute comme bécerrista le 19 avril 1908 à JEREZ DE LA FRONTERA, façe à du bétail de CAYETANO DE LA RIVA et aux cotés de JOSE PUERTA, JOSE GARATE, LIMENO et PEPETE. Trés vite reconnu, JOSE GOMEZ ORTEGA apparaîtra comme novillero avec picadors, sous le pseudonyme de "JOSELITO", bien que le mundillo, connaissant la dynastie dont il est issu, le surnommera naturellement "GALLITO"! C'est sous ces deux apodos que tour à tour,il sera présenté à l'affiche durant sa carrière de novillero et de matador! Ayant un succés colossal comme novillero, il se présente à MADRID le 13 juin 1912, dans les célébres arènes, aujourd'hui disparues, "LA CARRETERA D'ARAGON". Plaza qui était à l'époque la plaza de toros principale de  MADRID, remplacées, depuis 1934, par les arênes de LAS VENTAS qui ne se situent pas dans le même quartier! Dix jours plus tard JOSE se présente à SEVILLE où il remporte un grand succés! Cette année 1912, il  toréé 45 novilladas, ce qui à l'époque est énorme, et se fait blesser une fois!

Il prend l'alternative le 28 septembre de la même année, à SEVILLE, avec son frère RAFAEL EL GALLO comme parrain, face à des toros de la ganaderia MORENO SANTAMARIA. Il confirme à MADRID en octobre de la même année!

Avec une telle ascencion il est bien difficile de ne pas être ébloui par ce jeune prodige, qui laisse apparaître beaucoup de classe dans son style et une technique parfaite! Affrontant les toros les plus difficiles, notamment les MIURAS, avec la même élégance.              Ci dessous JOSELITO en action, nous voyons précisement l'influence BELMONTIENNE, de part le compas ouvert, et le stye "a gusto" de cette naturelle. PHOTO PROVENANT DU SITE : www.elchofre.com AR

Peu de matadors de l'époque ont pu se vanter d'être ses rivaux, à l'exception de JUAN BELMONTE, toréro de TRIANA, que le jeune JOSELITO avait connu dans les tientas, lorsque lui même était maletilla! Ce petit homme si laid avait surpris le chico de GELVES, par sa capacité à rapprocher le toro prés de son corps et à ralentir la charge du bicho! Il ne se doutait pas que BELMONTE allait devenir à la fois son ami et à son cauchemar tant la rivalité sera forte entre les deux andalous! BELMONTE sera avec lui un des principaux artisans de la corrida moderne, et un révolutionnaire dont les principes sont toujours valables de nos jours. JUAN BELMONTE apprendra beaucoup de GALLITO, qui déteindra sur lui pour ce qui concerne l'esthétique, tandis qu'il insufflera à JOSE, le sens du temple.Jose_Juan Ci dessous  les deux grands maestros de la tauromachie, à GAUCHE JOSELITO à DROITE JUAN BELMONTE. photo provenant du site WILKIPEDIA.

JOSELITO néanmoins reignera en pape de la corrida, domicilié à MADRID comme se devaient les matadors de l'époque, il fait et défait les cartels qui dans ces années ne se faisaient pas des mois à l'avance comme c'est le cas de nos jours! Aussi en 1920 aprés un désaccord avec l'empresa de MADRID et à cause d'un public qui l'a injustement traité, JOSELITO s'insurge. Il décide, dans la semaine, de rompre son contrat pour une corrida qui devait être toréée le 20 MAI à MADRID. Jose  accepte le challenge d'un mano à mano avec son beau frère de matador, IGNACIO SANCHEZ MEJIAS, dans une ville de province!  La presse exulte et le public de MADRID est furieux! "Pourquoi JOSELITO nous fait cela? Il a peur des toros qu'il doit affronter, voila pourquoi il trahit MADRID... ", pensent à voix haute les acharnés qui voient en MADRID l'unique endroit où l'on fait des corridas dignes d'être nommées ainsi! Pourtant s'ils avaient pu lire dans l'avenir, ils auraient eux bien d'autres raisons d'empecher le départ de JOSELITO vers une autre plaza de toros! La plaza en question est située à TALAVERA DE LA REINA, petite ville des environs de TOLEDE! Les arènes de TALAVERA ont été inaugurées par le père de JOSELITO, et une petite féria se tient aux alentours de la fin MAI! GALLITO sera donc programmé en mano à mano avec son beau frère qui a fait des études de médecine, puis  a décidé de devenir matador. C'est JOSELITO qui lui a cédé l'alternative, Ignacio ensuite a épousé une de ses soeurs  . Entre les deux maestros , il n'y a pas vraiment de competencia, car MEJIAS est un grand admirateur de JOSELITO, et une affection réelle lie les deux maestros! Enfin ce mano à mano sera l'occasion de bien s'amuser, cette corrida est "bonita" au possible, ce sera une vrai novillada!                                        CI DESSOUS L'ALTERNATIVE DE SANCHEZ MEJIAS vétu d'un costume à parement noir. A gauche JOSELITO lui conférant l'alternative, et tout à droite JUAN BELMONTE, témoin de la cérémonie.   Au premier plan un banderillero. Nous sommes à BARCELONA le 19 mai 1919. Photo provenant du site : www.clubtaurinoelrabo.com

ALTERNAo

LE DERNIER PASEO DE GALLITO

Aprés une nuit perturbée par des douleurs à l'estomac assez fréquentes, Jose se serait réveillé à six heures. Aprés avoir bu une tisane à la camomille pour se soulager, il se serait levé et aurait demandé à ce que l'on prépare les malles pour son départ! A 8h, départ pour la gare à MADRID, IGNACIO SANCHEZ MEJIAS qui doit prendre le train avec eux est anormalement en retard, on apprendra par la suite qu'il a eu une altercation avec quelques passagers du train à la mine patibulaire! Serait-ce un premier signe du destin? Dans le train entre les deux cuadrillas et les deux maestros, l'ambiance est excellente! On parle, on plaisante! Un des deux empresas de TALAVERA, un nommé "VILLAR LOPEZ " est présent avec eux, il s'inquiète car le temps est à la pluie! Le train s'arrète dans une petite gare, et le destin semble à nouveau avertir JOSELITO qui aurait eu une altercation avec un homme mal embouché qui reprochait au matador le pain qu'il mange! Le critique taurin JOEL BARTOLOTTI, dit qu'il n'est absolument pas certain que ce soit à Jose que la mésenvature soit arrivée, mais peut être à son frère Fernando, qui ce jour là faisait partie de la cuadrilla. L'homme menacant JOSELITO avec une arme blanche aurait été poussé par ce dernier qui l'aurait envoyé contre une table en bois qui dans le choc se serait brisée! Par la suite, arrivée à l'hotel EUROPA de TALAVERA,  l'équipe JOSELITO au grand complet, se serait installée! D'autres détails bizarres, qui pourraient être interprétés comme de signes du destin, seraient arrivés, mais nous passerons!

La cuadrilla de JOSELITO, est agrandi pour cette corrida, puisqu'il s'agit d'un mano à mano, et que JOSELITO va devoir tuer trois toros au lieu de deux pour une corrida ordinaire!

Il y a donc cinq banderilleros habitués à être présents : EL CUCO, CANTIPLAS, ALMENDRO, BLANQUET et  FERNANDO, le frère de JOSELITO. Il y a également trois picadors : FARNESIO, CARMILES et CAMERO. Enfin l'habituel mozo de espadas , PACO BOTAS.

A 16h00, les cuadrillas sont prettes, et JOSELITO vient d'ajuster son costume grenat et or, agrémenté d'une corbata et d'une ceinture bleue. JOSE part dans la voiture automobile avec son companero et rival du jour SANCHEZ MEJIAS, tandis que les cuadrillas font le traget en voiture à chevaux!

La couse est annoncée facile, l'élevage du jour est une ganaderia locale située au lieu-dit : PRADO EL ARCA à la sortie de TALAVERA. Elle appartient à la veuve de VICENTE ORTEGA. Cette ganaderia créee en 1908 a été fondée avec des exemplaires de AMADOR GARCIA et de VERAGUA. Il y a du sang SANTA COLOMA également! Les toros de la course sont tous agés de cinq ans. Ils porteront sur la cuisse le O majuscule qui est la devise de la ganaderia et les couleurs bleux et blanches.

On a dit que le toro "BAILADOR" ne devait pas faire partie du sorteo, mais des personnes démentent cette rumeur, qui au fond n'a pas une grande importance! Le fait est qu'au final, BAILADOR a fait partie du lot.

A 16h30, DON JOSE GONZALEZ RIVERA, Maire de TALAVERA et Président de la course, sort le mouchoir blanc qui autorise le paseo. L'ambiance est à la fête, les arènes affichent "noy hay billetes" et le doux soleil du mois de mai est enfin revenu. Les cuadrillas se sont avancées à la présidence pour saluer . Nous verrons que la course qui devait être bonita, s'est montrée bien plus dure que prévu, le premier toro de la course va échoir à JOSELITO.

Le premier toro se nomme MANIGERO, il porte le numéro 4. C'est un corni-corto, en francais, "cornes courtes", ce que n'aime pas du tout JOSELITO, qui prétend, sans doute avec raison, que les toros à cornes courtes sont plus précis dans leur coup de tête, et peuvent plus facilement atteindre avec leurs cornes. MANIGERO reçoit quatres piques et fait passer trois chevaux de vie à trépas. Il est acceuillit par JOSELITO, avec des véroniques, des largas et des farolles. Le tercio de banderilles est prudamment effectué par la cuadrilla. GALLITO donne un court travail de muleta. A l'époque ce n'était pas honteux pour un matador, d'écourter la faena des muletas, qui à l'origine ne servait qu'à préparer le toro pour l'estocade.   Jos donne un pinchazo puis une estocade entière, conclue par un coup de descabello. La musique a quand même raisonné. Le public a applaudi chaleureusement le diestro.

Le deuxième cornipède se nomme BATANERO,il est négro bragado et porte le numéro 8 . Ce dangereux toro ne plait pas à MEJIAS qui l'expédie assez rapidement content d'être sortie de cette mauvaise affaire.

Le troisième toro se nomme CUQUILLO, il est négro bragado et porte le numéro 13. Il tue 7 chevaux. Mais JOSELITO se donne. Il le torée à genoux, et effectue une faena bien sentie! Il conclu le travail par une demi estocade qui sera peut être un peu longue, ou dumoins pas assez efficace, puisque le travail de José, sera récompensé par une simple vuelta. Il est vrai qu'à l'époque les oreilles tombaient peut être moins facilement qu'aujourd'hui.

Vient ensuite le toro COMISARIO, portant le numéro 14 et également negro bragado, le ventre blanc de ces trois toros venant peut être de leur origine SANTA COLOMA.  Ce toro, qui a quand même tué quatre chevaux et renversé le picador comme quelques uns des toros précédents, offre néanmoins plus de possibilités. SANCHEZ MEJIAS et JOSELITO partage le tercio des pallos. GALLITO plante une paire de PODER à PODER, tandis que MEJIAS peut s'adonner à son style tremendo en citant le toro de l'estribo. La faena pimentée de IGNACIO et son estocade foudroyante lui vaudront une ovation.

C'est enfin le tour du cinquième toro de la course. Il se nomme BAILADOR, le danseur. Il est corni-corto, négro et petit. On ne connait pas son poid réel, mais on sait que son poid canal, est de 260 kgs. Ce qui laisse apparaitre un petit gabari. On sait que son père CANASTILLO vient de la lignée SANTA COLOMA. Lorsqu'il entre en piste , il a toutes les caractéristiques du toro manso, il fuit les capes, se blottit dans un coin, puis démarre en trombe, d'un coup, sans avertir, ni être sollicité. José demande à son frère Fernando, dont il sait que les moyens physiques sont limités, de ne pas intervenir sur ce toro et de rester dans la contre-piste.  Il prévient les péones que le premier qui se fera attrapper, se fera encorner jusqu'à la racine. BAILADOR, tue quatre chevaux, et prends 4à 8 piques selon les versions. GALLITO fait comprendre au critique taurin GREGORIO CORROCHANO, qui est d'ailleurs le seul critique présent, que ce toro ne lui plait pas. Les banderilleros posent leurs pallos à la sauvette, car BAILADOR dans ses accélérations brusques ne leur permet pas d'être efficace et manque de les mettre en difficulté. La faena commence, JOSELITO ne veut voir aucun péon en piste, il demande à l'un d'entre eux de rester discret car le toro se distrait facilement. BAILADOR, s'est réfugié prés des barrières, à coté d'un cheval mort, Jose pense qu'il est congestionné à cause des piques. Alors la muleta dans la main gauche, il tente de le citer, tout en reculant pour le sortir de sa querencia. Mais ce n'est pas facile, BAILADOR ne bouge pas beaucoup, il tente à nouveau, puis recule et en profite pour ajuster sa muleta. Il perd donc son adversaire de vue un court instant. Mais le toro, qui est à une certaine distance de JOSELITO, charge pendant ce cour moment. Jose tente de présenter la muleta pour l'esquiver, mais BAILADOR est déja sur lui et l'attrape à l'aine en le soulevant trés haut. JOSELITO, retombe ensuite sur la corne de BAILADOR, qui s'est logée dans son bas ventre. La scène est terrible, ont voit GALLITO empallé tournoyer violemment sur la tète du bicho qui le projette au sol. Les péones n'ont rien pu faire tout est allé trop vite. BAILADOR est écarté et Jose se tord de douleur au sol. Il tente de se lever, il met sa main à son bas ventre, la retire ensanglantée et murmure : "....j'ai l'intestin dehors...."! Tout le monde a sauté en piste, SANCHEZ MEJIAS, le matador CUCHET, ami de JOSELITO, qui  ce jour là, fait office  de sobresaliente et les cuadrillas. EL CUCO et BLANQUET relèvent l'infortuné maestro, qui est à peine conscient. Ils cachent sa blessure sous une cape. Amené à linfirmerie, les médecins FRANCISCO LUQUE et JOSE FERNANDEZ, lui donnent les premiers soins. On lui injecte du cerrum et de l'huile de camfre. Mais c'est la fin. JOSELITO est bleu, il s'étouffe. Dans son délire, il a demandé son médecin personnel, le docteur MASCARELL. Les organisteurs sont partis le chercher. Jose a recut un coup de corne dans le bas ventre qui lui a provoqué la sortie de l'intestin et de la vessie. Le docteur LUQUE signera le certificat médical en aposant la mention, diagnostic "état jugé gravissime!". JOSELITO expire à 19h08. Pendant ce temps MEJIAS inquiet ne sait rien. Sa cuadrilla lui a caché la gravité des événements, le président est au courant, mais sans dire les choses clairement il a proposé à MEJIAS d'annuler la course. Proposition que MEJIAS ignorant la mort de son beau-frère, a refusé. Le dernier toro de la course est une punaise, Ignacio qui vient d'expedier BAILADOR en un pinchazo et une entière, doit se farcir, CARPINTERO. Ce toro au pelage negro zaino, est dangereux, il blesse le picador de MEJIAS et attrappe le maestro durant la faena de muleta. La cojida est sans gravité. MEJIAS l'estoce et se précipite à l'infirmerie où JOSELITO vient d'expirer. Il s'écroule sur le visage bleue de son beau frère et pleure.  Les festivités sont annulées à TALAVERA, la nouvelle se répend comme une trainée de poudre. A MADRID on a dabord apris la blessure de JOSE, puis sa mort. BELMONTE est mise au courant, alors qu'il est dans un café de la capitale, il s'écroule en pleurant son rival et grand ami. RAFAEL le frère de Jose ne voudra jamais voir son frère mort, à cause de la supertition gitane. Le corps de JOSELITO est exposé à l'infirmerie de TALAVERA. Il sera enterré au cimetière SAN FERNANDO de SEVILLE. Il a rejoint PEPETE, ESPARTERO et d'autre toréros tués dans l'arène.D'aprés JOEL BARTOLOTTI à qui je me suis essentiellement référé pour cette publication, le jour de la corrida tragique, JOSELITO chantait cette chanson qui agaçait tout le monde : "Ce 27 mai quel jour fatal, un toro a tué EL ESPARTERO....." Pensait-il être le suivant sur la terrible liste? Peut être! Toujours est il que JOSELITO avait donné à la corrida moderne ces lettres de noblesse. Il avait triomphé une aprés midi à MADRID, en donnant trois naturales à un toro. Toute une époque! Son beau frère IGNACIO SANCHEZ MEJIAS, périra lui aussi dans l'arène en 1934, mais ceci est une autre histoire. Quand à RAFAEL il continuera à enchanter l'Espagne par son élégance hors du commun, mais aussi il continuera à la faire hurler par ses dérobades pitoyables qui tiennent du cirque! Personne n'a jamais songé à lui en vouloir!

aloci dessous la photo de SANCHEZ MEJIAS, veillant la dépouille de JOSELITO à l'infirmerie de TALAVERA DE LA REINA. Photo provenant du site :www.torodoro.de/joselito.com

On peut percevoir le visage bleu de JOSELITO, qui s'étouffait lorsqu'on la installé à l'infirmerie.